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Abdelmalek Sellal en visite à Sétif : «Se réformer ou se soumettre»

Publié le 20/12/2015, par dans Non classé.

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a mis à profit son déplacement, hier à Sétif, pour non seulement donner un aperçu de la nouvelle démarche du gouvernement, mais aussi décocher des flèches en direction de l’opposition qui a été indirectement égratignée. M. Sellal a abordé nombre de sujets de l’heure.
Au volet économique, il a parlé d’exportation, le nouveau cheval de bataille de son gouvernement. « Avec l’entrée en production des complexes sidérurgiques de Bethioua, de Bellara et l’augmentation de la production d’El Hadjar, l’Algérie, qui produira plus de 6 millions de tonnes de rond à béton en 2018, sera en mesure d’exporter l’excédent.

Ceci est valable pour le ciment. On doit par ailleurs encourager la production locale. Il n’est plus permis de recourir aux entreprises étrangères qu’en cas de force majeure. La priorité est donnée à l’outil national. Cette démarche a donné des résultats, sachant qu’en 2015, nos importations ont diminué de 12,9%.

Ce n’est pas énorme, mais cet indice nous encourage à aller de l’avant. Ne faisons plus de différence entre les secteurs privé et public, le gouvernement se réjouit des performances réalisées par le privé algérien qui a, à lui seul, recruté 73% des travailleurs embauchés en 2015», a déclaré le premier responsable de l’Exécutif qui a affirmé que la règle des 51/49% ne sera pas révisée : « Que les Algériens se rassurent, le gouvernement n’a aucune intention de brader le pays.

La règle des 51/49% n’est pas négociable, tout comme la question de la privatisation et de l’ouverture du capital de Sonatrach, de Sonelgaz, de Naftal et autres entreprises stratégiques. Ce point n’est pas à l’ordre du jour du gouvernement, qui n’a pas non plus l’intention de recourir au FMI. Le défi, aujourd’hui, est de surmonter la crise, de bâtir une économie diversifiée, forte et juste. Nous n’avons pas d’autre choix. Changer et se réformer ou subir et se soumettre.»

Dans cette sortie médiatique, M. Sellal contredit les derniers propos du président du FCE, Ali Haddad, qui annonçait en grande pompe la prochaine privatisation des grandes entreprises nationales. Le Premier ministre va plus loin : « Le ministre des Finances ne peut faire des transferts financiers comme il l’entend. Cette mission est du ressort du gouvernement et du Premier ministre. Les gens qui parlent de l’article 66 de la loi de finances 2016 tendant à encourager les entreprises font non seulement fausse route, mais veulent induire en erreur l’opinion publique. Quant à l’article 77 de ladite loi, ce n’est qu’un mécanisme technique financier. Il faut savoir que le gouvernement que je dirige n’est ni communiste ni libéral, mais pragmatique.»

M. Sellal a été, le moins qu’on puisse dire, subjugué par les prouesses des quatre complexes industriels visités à Sétif, où le privé est le premier employeur d’un secteur économique qui ne connaît pas la crise.

Convaincu par les arguments de ses hôtes, le Premier ministre, qui n’avait pas prévu de visiter le Park Mall, a bousculé non sans plaisir son programme, au grand bonheur du propriétaire du site, le patron de Prombati, Rachid Khenfri, qui compte réaliser un autre Park Mall à Alger, plus grand que celui de Dubai… Lire la suite

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