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Abdelaziz Bouteflika s’attaque à l’ère Chadli

Publié le 21/08/2016, par dans Non classé.

Ignoré depuis des années par les autorités du pays, le site où s’est tenu le Congrès de la Soummam a attiré, cette fois, tout l’intérêt du pouvoir. La population de Béjaïa ne peut que s’en réjouir.
Car le déplacement du ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, et de celui de la Culture, Azzedine Mihoubi, ainsi que leurs délégations et les autres ministres qui les ont précédés le week-end dernier (Ould Ali El Hadi et Abdelouahab Nouri) a permis le relookage du musée, l’aménagement de la route qui y mène, l’équipement de la ville d’Ifri-Ouzellaguen en éclairage public et le lancement d’un chantier d’alimentation du village historique d’Ifri en gaz naturel, dont l’absence irritait les habitants jusqu’à il y a une semaine.

Cet intérêt se traduit également par la lettre du président Abdelaziz Bouteflika adressée à la nation. La lettre du chef de l’Etat a été lue par le ministre de la Culture. Rendant hommage à la population locale et aux hommes qui ont contribué au succès du Congrès, Abdelaziz Bouteflika atteste que « la tenue du Congrès du 20 août 1956, au cœur de la Kabylie, dans la région d’Ifri-Ouzellaguen, fut un tournant des plus décisifs dans l’histoire de notre glorieuse Révolution». Et d’ajouter : « C’est ainsi que se cristallisa la volonté d’hommes intègres de se réunir au plus haut niveau, en ce 20 août 1956, pour la tenue d’une importante rencontre historique, le Congrès de la Soummam, témoin de l’éclosion du génie des dirigeants de la Révolution qui dessinèrent avec une grande ingéniosité les contours d’une stratégie exhaustive de la Révolution, incluant les dimensions militaire, politique, diplomatique et sociale.»

La missive du Président mentionne que les années 1980 étaient les plus difficiles que le pays ait traversées à cause de la chute drastique du prix du pétrole. Mais aussi, « cela était dû au fait que quelques erreurs avaient été commises dans la gestion du pays», sans pour autant douter de la bonne foi des dirigeants de l’époque, précise-t-il.

Pour les années 1990, Abdelaziz Bouteflika tire la couverture à lui en louant les « bons résultats» obtenus à travers l’application de la loi pour la concorde civile adoptée en 1999 qui a été parachevée par le vote par référendum de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, en 2005.

Sans vouloir énumérer « les réalisations» au cours de ses quatre mandats, Abdelaziz Bouteflika, s’adressant dans sa lettre tant aux participants qu’à l’opinion publique, ajoute : « Cela fait 17 ans que vous bénéficiez des fruits des efforts consentis et je ne vois pas l’utilité de vous citer, encore une fois, toutes les indjazate (réalisations) et de vous démontrer ce saut qualitatif en termes de développement économique, social et sécuritaire.» Lire la suite

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