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Abdelaziz Belaïd en meeting à Béjaïa : «Le bilan du pays est sombre»

Publié le 20/08/2016, par dans Non classé.

Le président du front El Moustakbal a dressé, hier à Béjaïa, un bilan noir de la situation du pays. Abdelaziz Belaïd célébrait le double anniversaire du 20 Août 1955 et 1956 avec les militants de son parti, à Béjaïa, dans la grande salle du TRB.
D’emblée, il a invité l’assistance à « faire de ces dates non une occasion pour faire la fête, mais une occasion pour faire le bilan de la gestion du pays et relancer le dialogue». Un bilan que le leader qualifie de « sombre», résultat, selon lui, « d’une mauvaise gestion et d’un mépris total des lois de la république» par les tenants du pouvoir, qu’il accuse d’avoir « souillé les institutions de l’Etat» et de les avoir « vidées de leurs cadres compétents».

« Le bilan ne peut qu’être sombre, au vu de l’état où en sont nos institutions et l’exercice de la politique. Il y a absence totale d’éthique, la politique est devenue un moyen d’enrichissement où le mensonge, le clientélisme, la manipulation et la ruse règnent en maîtres», assène l’orateur. Et d’étayer ses propos en remontant à la décennie noire : « Dans les années 1990, pendant que le petit peuple périssait, des gens amassaient des fortunes !»

Tout en décrivant « une crise multidimensionnelle» majeure dans le pays, Abdelaaziz Belaïd estime que l’état actuel des choses représente plusieurs dangers. A commencer, a-t-il dit, par la perte de confiance et d’espoir dans les rangs du peuple, en premier lieu parmi la jeunesse du pays. Ensuite, l’orateur décrit une situation de « peur généralisée», en particulier chez les cadres compétents de l’Etat qui sont « impuissants» devant le délitement de la situation.

Comme alternative, Abdelaaziz Belaïd dit que « rien n’est impossible», mettant en avant le rétablissement du « dialogue», en vue, a-t-il soutenu, « de restituer le politique entre les mains de ses propriétaires». Il dira aussi que le front El Moustakbal « est ouvert à tous ceux qui le souhaitent».

Pour sa part, dans son allocution d’ouverture, le coordinateur de la wilaya de Béjaïa du parti, Khaled Tazaghart, a évoqué les dates du 20 Août 1955 et 1956, estimant qu’elles sont toutes deux les fruits du 1er Novembre 1954 et que le Congrès de la Soummam représente tout le pays.
Khaled Tazaghart a exhorté les militants à se nourrir de ces luttes, tout en décrivant la formation à laquelle il appartient (après avoir claqué la porte du FFS) comme un parti de « proposition», « un instrument qui servira pour militer pour un projet national, d’égalité et pour une répartition équitable des richesses» entre tous les Algériens.

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