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Abdelaziz Belaïd de Jijel : «Il faut moraliser la vie politique»

Publié le 15/04/2017, par dans Non classé.

Le président du Front El Moustakbal, le docteur Abdelaziz Belaïd, a appelé, lors d’un meeting tenu hier matin à la salle de conférences de la cité administrative de Jijel, à la moralisation de la vie politique dans le pays.
Parlant devant une assistance clairsemée, il a estimé que l’immoralité, qui règne dans la vie politique, pousse vers l’auto-exclusion des citoyens intègres et compétents et remarqué qu’à l’approche de chaque élection, « les pratiques d’achat-vente qui font penser à un registre de commerce se développent», faisant remarquer que désormais « tout est monnayé en politique» au point que « l’on respecte plus celui qui a le portefeuille garni» alors que « le citoyen modèle est marginalisé». Il a dénoncé par la même occasion les euphémismes et les fatwas utilisés parfois pour évacuer la connotation négative de la corruption.

Ainsi, a-t-il ajouté, ces pratiques répréhensibles s’habillent de nouvelles désignations comme « café, tchipa, ikramiate (gratifications) chkara (sachet) ou conteneur» selon l’importance du montant. Par la suite, Abdelaziz Belaïd a abordé les grands axes de programme qui, outre la moralisation de la vie politique considérée comme la « clef de sortie de la crise», comprend la formation de l’homme, la santé et l’éducation. Il appellera à ouvrir un dialogue pour toucher du doigt les problèmes épineux du pays et s’est inquiété du sort des « 300 000 étudiants qui sortent chaque année de l’université et constituent une bombe si l’on n’arrive pas à leur trouver des débouchés» ou encore « le grand problème des 2000 et des 20 000 tentatives de suicide annuelles». Il a dénoncé par ailleurs le « régionalisme étroit» sans manquer d’appeler à « un équilibre régional dans le développement», argumentant « qu’aujourd’hui, il y a un déséquilibre entre des régions développées alors que d’autres demeurent à la traîne». Dans le domaine de la santé et face aux défis auxquels est confronté le secteur, il a appelé à un « véritable mariage entre les secteurs public et privé».

Alors que dans le secteur de l’éducation, il a dénoncé le parachutage de responsables « qui parfois ne sont même pas universitaires, alors que pour devenir directeur d’un établissement scolaire, il faut concourir».
Parlant de l’agriculture, il prône une politique à même de mener le pays à l’autosuffisance alimentaire à travers le développement du secteur et des industries agroalimentaires, en privilégiant les diplômés des universitaires à la place des affairistes.
Avant d’entamer son discours, les membres composant la liste du parti dans la wilaya de Jijel ont été présentés à l’assistance. Lire la suite

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