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«A une année de la présidentielle, la situation est dangereuse»

Publié le 31/05/2018, par dans Non classé.

Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, s’est attardée hier, lors d’une conférence de presse animée au siège de son parti, sur ce qui se passe au Venezuela et les tentatives de déstabilisation de ce pays.
Elle a réitéré son soutien au choix du peuple vénézuélien qui a réélu Nicolas Maduro à la tête du pays. La première dame du PT a établi à cet effet un rapprochement entre l’Algérie et le Venezuela et a demandé au président Bouteflika de tirer les leçons et les enseignements de cette élection en procédant, dans l’immédiat, au renforcement du front intérieur afin d’éviter une explosion sociale et par conséquent une ingérence étrangère. Pour Mme Hanoune, l’Algérie s’apprête à organiser une élection présidentielle en 2019 dans une conjoncture difficile, voire une situation dangereuse.

De ce fait il faut, selon elle, immuniser le pays. « Pour le renforcement du front interne et dresser un rempart, il faut stopper cette politique anticonstitutionnelle et antinationale menée depuis plusieurs années, il faut cesser avec les atteintes aux libertés pour permettre aux ressorts de la nation de se renforcer car actuellement ils sont grippés.

Pour que le peuple se dresse contre les complots, il faut le respecté et lui reconnaître ses droits économique, politique et social», note la responsable du PT, qui pense que durant la décennie noire et lorsque l’Etat était ciblé, les Algériens, en dépit de la situation sociale qui était terrifiante, ont résisté au terrorisme pour éviter au pays l’effondrement. De même, dit-elle, au Venezuela, le peuple résiste au terrorisme extérieur qui veut imposer la barbarie.

« Le peuple algérien est prêt à résister mais en contrepartie il a besoin d’une politique conforme à ses intérêts et à ceux de la nation algérienne», tranche la secrétaire générale du PT. Mme Hanoune, qui a décidé d’occuper le terrain pour rompre avec la léthargie qui caractérise en ce moment la scène nationale, s’en est prise violemment au gouvernement et notamment à ceux qui ont programmé, durant cette période, des débats à l’Assemblée sur des projets importants, telle que la loi organique portant loi de finances.

La patronne du PT est convaincue que cette démarche répond à un arrière-pensée et qualifie ce projet de « putsch permanent».

Ce projet, d’après elle, est une pale copie de la loi française, dont on parle depuis au moins de 15 ans. « Pourquoi l’avoir programmé maintenant en ce mois-ci ?» s’interroge Mme Hanoune, persuadée que certains députés et des responsables ne l’ont pas lu et ignorent complètement son contenu. « Cette loi est dangereuse. C’est un putsch qui permet au ministre des Finances au cours de l’année de modifier les budgets.

Dorénavant, selon nos informations, les budgets seront établis en fonction des objectifs des ministères. Alors, on se demande quel objectif peut fixer la ministre de l’Education, est-ce de gonfler les notes, ou celui de la Santé, est-ce en fonction du nombre des malades ? Ceci est insensé d’autant plus que cette loi a un cadre triennal», s’insurge Mme Hanoune qui condamne un gouvernement qui prend ouvertement des décisions et confectionne des projets de loi anticonstitutionnels.

« Ce projet aventurier a été programmé en plein Ramadhan pour le faire passer coûte que coûte et mettre les gens affectés par le climat devant le fait accompli», dénonce La patronne du PT qui ne comprend pas comment un ministre épouse un projet dont il n’est pas l’auteur, puisque ce projet a été élaboré par l’ancien ministre Abderrahmane Benkhalfa. « Il s’agit là d’une dérive très grave visant à nous faire taire.

Mais notre parti et nos députés vont agir et dénoncer ces artifices. Nous avons alerté les hauts responsables de ce pays quant aux conséquences de ce projet importé bêtement et non conforme à la nature de l’Etat algérien», promet Mme Hanoune, qui qualifie en outre le projet de règlement intérieur de totalitaire et se réjouit de son report espérant le report de tous les projets, car il n’y a pas le feu, sauf s’il y a une arrière-pensée.

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