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A qui la faute ?

Publié le 11/03/2016, par dans Non classé.

Aberration, scandale et injustice. Les étudiants internes en sciences médicales dénoncent ce qui s’est passé à Sétif après le décès de deux de leurs camarades suite à un accident de l’ambulance du CHU de Sétif qui voulaient porter secours à un bébé en l’évacuant vers Alger, mais qui lui aussi a trouvé la mort ainsi que l’ambulancier.
Les internes, c’est-à-dire en 7e année de médecine et en stage pratique en attendant leur mémoire de fin d’études, sont morts dans un accident de la route en transportant un patient de Sétif à Bou Ismaïl. Une première aberration, selon plusieurs médecins. « La première aberration est la présence de ces étudiants en médecine dans l’ambulance qui ne devaient en aucun cas sortir de l’hôpital. Ils sont là pour être formés», témoigne une chirurgienne dans un CHU à Alger.

Malheureusement, poursuit-elle, « il s’agit d’une pratique courante dans nos hôpitaux. Les médecins internes sont considérés comme des domestiques.» Et d’ajouter : « Ils n’ont pas le droit de refuser une quelconque mission. C’est à la limite du chantage. Pas le droit de dire non !» La Toile s’est emballée après ce drame. Plusieurs médecins appellent les familles des victimes à porter plainte. Une option que Lyès Merabet, représentant du Syndicat national des praticiens de santé publique, n’écarte pas.

Des médecins se demandent si cette mission était couverte administrativement et de la part de la sécurité sociale. « Les autorités compétentes doivent prendre les dispositions nécessaires pour punir les responsables. C’est très grave ce qui vient de se passer, il y a perte de vies humaines. Il faut mettre fin à cette insouciance et à l’irresponsabilité», lit-on sur les réseaux sociaux. « C’est la problématique des moyens et des médecins spécialistes dans les régions qui refait encore une fois surface après 15 ans de réformes, ce qui prouve que rien n’a finalement été fait.

Se déplacer de Sétif jusqu’à Alger pour un échocardiogramme signifie que nous n’avons pas une offre normalisée de soins. Les changements constants au niveau du gouvernement ne laissent pas le secteur stable. Nous n’avons toujours pas une visibilité ni une stabilité dans le secteur, ce qui nous empêche de trouver des solution pour ce genre de défaillances», dénonce encore Lyès Merabet.
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