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23e SILA: public nombreux et prix élevé des ouvrages

Publié le 09/11/2018, par dans Non classé.
23e SILA: public nombreux et prix élevé des ouvrages

ALGER – Le 23e Salon international du livre d’Alger (SILA), qui prend fin samedi soir, aura connu comme chaque année une grande affluence du public, alors même que les prix des ouvrages proposés étaient sensiblement plus élevés comparativement aux précédentes éditions du salon.

Les stands accueillant quelque mille éditeurs entre algériens et étrangers auront connu une grande affluence du public, intéressé par les ouvrages spécialisés, surtout le livre technique, malgré les prix affichés. Un nombre important d’ouvrages, importés ou publiés en Algérie, ont vu leur prix considérablement augmenté, jusqu’à 70% pour certaines anciennes publications exposées de nouveau cette année, a-t-on constaté.

Comme à l’accoutumée, les vacances d’automne auront permis à un grand nombre d’élèves de visiter le salon ou de prendre part à des excursions organisées par des écoles et associations de villes de l’intérieur de l’Algérie.


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Les visiteurs du salon ont également été relativement nombreux cette année à assister aux différentes rencontres thématiques organisées en marge de l’exposition du SILA comme la rencontre animée par l’écrivain chinois Mo Yan, lauréat du prix Nobel de littérature en 2012, celle de l’universitaire Ahmed Djebbar ou encore la conférence animée par Khaled Bentounes, un dignitaire soufi.

La Chine, invité d’honneur de cette édition a pris part au salon avec une délégation de 150 hommes de lettres et de culture dont le Nobel de littérature qui a été décoré, à cette occasion, de la Médaille de l’Ordre du mérite national « Athir », décernée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

Le programme des estrades dédiées aux écrivains étrangers, a été boudé par les visiteurs qui lui ont préféré les séances dédicaces, occasion pour de nombreux lecteurs de rencontrer leurs auteurs. Aussi y avait-t-il foule chez les éditeurs de Waciny Laredj, Amine Zaoui, Kamel Daoud ou encore de Yasmina Khadra, comme dans les stands de maisons qui ont parié sur de plus jeunes plumes.

Les éditeurs étrangers spécialisés dans la littérature anglo-saxonne et le livre technique étranger ont, comme chaque année, fait le plein des visiteurs de ce 23e SILA.


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Le SILA 2018 semble aussi avoir été stimulé par une dynamique éditoriale notable qui s’est traduite par un grand nombre de nouvelles publications littéraires, des premières expériences d’écriture pour la plupart, éditées pour à l’occasion et dont il faudra confirmer la qualité.

Le salon a également accordé des espaces à différentes institutions du secteur de la Culture à l’exemple du Théâtre national algérien, de l’Office national des droits d’auteurs et droits voisins (ONDA), ou encore à des centres de recherches scientifiques du ministère qui se sont limités à exposer leurs publications.

Ce SILA a également connu quelques couacs: insuffisances en matière de signalisation des stands, horaires de fermeture du centre de presse, et irrégularité dans la distribution de la gazette quotidienne du salon.

Une promotion aléatoire

Journalistes spécialisés et observateurs du salon confient ne connaître qu’ « une vingtaine d’éditeurs réguliers » algériens sur les 271 participants.

Selon eux, la majorité des maisons d’édition restent « inconnues de la presse nationale », alors que les quelques éditeurs réguliers accusent, majoritairement, de sérieux retards dans la promotion de leurs nouveautés, imprimées généralement « à quelques jour de ce rendez-vous ».


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Exception faite de quelques rares éditeurs, les maisons d’édition négligent d’intégrer, disent-ils, les médias nationaux à la promotion de leurs publications, en prévoyant un quota destiné à la presse « à distribuer avant l’ouverture du salon ». Aussi, constate-t-ils, des éditeurs « comptent davantage sur la notoriété de certains auteurs lors des séances de dédicaces », ne s’occupant de la promotion de leurs livres qu’après le salon, alors que « d’autres n’y accordent aucune importance ».

La dimension professionnelle du salon -une opportunité pour les éditeurs dans la tradition des marchés du livre à travers le monde- était complètement occulté lors de cette édition.

Les participants s’étaient focalisés sur la vente, disent-ils, alors que l’organisateur n’avait qu’une rencontre formelle entre éditeurs algériens et chinois à proposer au programme.

Le 23 SILA ferme ses portes samedi, après 12 jours d’exposition.

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