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19e Festival européen: Djamel Laroussi galvanise le public algérois

Publié le 09/05/2018, par dans Non classé.
19e Festival européen: Djamel Laroussi galvanise le public algérois

ALGER- Le chanteur de jazz algérien Djamel Laroussi a animé mardi à Alger, un concert ouvert sur plusieurs genres de musique, devant un public nombreux, venu apprécier la virtuosité et le génie du guitariste gaucher, dans une ambiance euphorique.

La salle Ibn Zeydoun de l’Office Riadh El Feth (Oref), n’aura pas suffi à contenir le public nombreux, qui a du occuper les allées réservées aux déplacements des spectateurs, venus assister à une prestation, généreusement livrée par le célèbre Djamel Laroussi, dans le cadre du 19e Festival culturel européen, ouvert le 26 avril dernier sous l’intitulé, « Les couleurs de l’Europe ».

Dans un concert dédié aux martyrs de la Révolution algérienne, ceux tombés le 8 mai 1945, suite au génocide perpétré par le colonialisme français dans les villes de Sétif, Guelma et Kherrata notamment, ainsi qu’aux 257 victimes du crash de l’avion de Boufarik, Djamel Laroussi a rendu hommage, aux « victimes du devoir », « d’avant et après l’indépendance » en déclamant le texte « Hanni, hanni ya hennana » une poésie patriotique de Yacine Ouabed.

Soutenu par le Roumain Decebal Badila à la basse, et les Algériens, Nasser Menia à la batterie et Smaïl Benhouhou au piano, le compositeur et interprète de « Zina », a fait montre de sa grande créativité, à travers l’exécution de « Take five », célèbre titre de Dave Brubeck, à la cadence 5/4, entamé dans un rythme ternaire arrangé par l’artiste, avant de revenir à sa version originale.

Tenant à partager la scène avec des voix qui, selon lui « méritent d’être mises en valeur », Djamel Laroussi a invité, la jeune allemande Stella Louise Goeke, soprano d’opéra classique, polyvalente et ouverte sur les musiques du monde, et le chanteur algérien de tous genres de musique El Hachemi Lounissi, grand interprète, semeur d’ambiance avec une voix étoffée, à la tessiture large.

Dans la joie et le plaisir des retrouvailles, Djamel Laroussi et ses invités ont étalé, « les feuilles mortes », chanson d’Yves Montand, avec une poésie de Jacques Prévert et une musique de Joseph Cosma, « Taâli ah ya ghazali » (patrimoine), enchainée à « May Way » de Frank Sinatra et d’exécuter, en duo de guitare et basse dans une parfaite synchronisation, « Donna Lee » de Jaco Pastorius, pièce aux exigences aigües, composée par Charlie Parker (The Bird) pour saxophone.


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Très vite conquis par le guitariste gaucher, époustouflant de technique et de maîtrise de l’instrument, le public a cédé au déhanchement devant la scène, reprenant les refrains en ch£urs et applaudissant longtemps les artistes.

Deux pièces de Cole Porter rendues dans un ton vocal digne du Cotton Club de newYork des années 1920, ont encore séduit l’assistance, « Night and Day » et « I love Paris », transformée par Stella Louise Goeke, à la voix suave, en « I love Alger », sous les youyous qu’elle a beaucoup apprécié.

Djamel Laroussi et ses invités ont également rendu « Tico-Tico no Fub? », célèbre instrumental brésilien de Zequinha De Areu, « Ya bnet essohba » du regretté Cheikh El Hasnaoui, « Round Midnight » de Charlie Parker, « A vava inouva » d’Idir et de conclure avec « Zina » et « Etoile filante », deux de ses oeuvres, avant d’être rappelé par le public qu’il entrainera une nouvelle fois dans un enchaînement endiablé de standards de jazz, aux douze mesures.

Longtemps Applaudi, El Hachemi Lounissi, au charisme imposant a séduit l’assistance, avec une voix présente et limpide, dans des interprétations justes à la musicalité pointue.

Pimpant et souriant, Djamel Laroussi et ses invités ont embarqué l’assistance dans un tour du monde onirique, prônant le lien et l’échange entre les cultures, dans une prestation de haute facture, très appréciée par les organisateurs du festival.

Natif d’Alger, Djamel Laroussi a grandi sous l’influence des airs traditionnels, du chaâbi, la variété occidentale et la musique anglo-saxonne.

Parti à Cologne, en Allemagne, il y découvre le jazz et accompagne plusieurs artistes de renoms pour se lancer en 1998 dans une carrière solo et produire depuis, quatre albums, « Sapoutaly » (1998), « Etoile filante » (2003), « Djamel Laroussi live » (2004) et « 3 Marabouts » (2007).

Des projections de films, des spectacles de musique, de danse et autres, d’une vingtaine de pays européens, animent le 19e Festival culturel européen qui se poursuit jusqu’au 13 mai à Alger, Annaba, Constantine, Tlemcen et Oran.

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